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Journal de bord de Jondo Kobran (part II)

Journal de bord – Hauler “Santa Maria de la Pinta Nina de la Vega”
3301.01.07 – Cemiess (Jones Hub)

Très grande rotation effectuée avant un retour au coeur de l’Empire. Du Kitten Brand Coffee, du Wheat, de l’Indi Bourbon… Et des Opales de Feu. Alors les opales de feu, plus jamais. On les trouve dans le système Ngadandira. Et la station qui en produit est extrèmement emm… à atteindre. C’est un système particulier, une étoile double orbitant mutuellement avec une troisième étoile. Evidemment, la station de Consolmagno Horizons est autour de cette troisième étoile. Je ne sais pas si c’est la proximité de cette étoile double mais on met un temps fou à l’atteindre, même plein gaz.

Au passage, je me suis cramé quelques poils autour de certaines naines inamicales. La structure du vaisseau a été entamée et j’ai pu sauter à 170°C mais bon … heureusement que le Hauler n’est pas trop cher à réparer, un chewing gum, un bout de ficelle, et ça repart.

Ces grands voyages m’épuisent. Et même s’ils sont rentables, ne seraient-ce que par la revente de données d’exploration, je vais plutôt prendre mes marques au sein de l’Empire. Je vais trouver quelques routes sympas autour de Cemiess et faire des rotations courtes. Je vais peut être essayer le minage, histoire de ne pas mourir idiot.

Journal de bord – Adder “Black”
3301.01.08 – Cemiess (Jones Hub)

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Bon ben pas besoin de mourir idiot, je le suis déjà …

Avec tout l’argent amassé lors ma route des Rares, pas une fortune non plus, je me suis mis en tête de m’acheter un Adder, de l’équiper avec un laser de minage, une bonne raffinerie, quelques chaffs pour échapper aux enquiquineurs et d’aller gratter du caillou. Tout se passe bien au spatioport, on m’a installé dans un salon, montré des belles plaquettes, servi du bon café (avec un nuage d’Indi Bourbon) et on m’a montré mon Adder tout neuf et tout équipé avec sa panoplie de parfait petit mineur. Après avoir fait une check list, repéré mes nouvelles commandes pour les leurres et les configurations d’armement, je cherche une ou deux marchandises intéressantes à transporter pour ma destination. La nature a horreur du vide, tout comme mes soutes. J’y charge à bloc de matériel agricole assez cher. De mon beau pécule ne me reste que 15000 crédits.

Je rentre le train. Je m’aligne sur la sortie. Je mets un peu de gaz. Je met un coup de thruster sur la gauche pour me décaler un peu pour éviter un Type 7 … Mais quel est cet éclair rosacé sortant par ma gauche ? La nature est cruelle, tout comme les autorités de la stations. Le temps de réaliser que je venais de sortir mon laser de minage et de confondre le Type 7 avec un gros caillou, j’étais éparpillé aux quatre coins de la station. Forcément, après plusieurs semaines sans armes, on perd la main. J’y ai quand même perdu un peu plus. Un vaisseau et toutes mes économies. Et ma collection de trucs spongiformes.

Journal de bord – Adder “Black”
3301.01.09 – Cemiess (Jones Hub)

J’ai passé la nuit dans un bar à boire du Modico … Monoxyde de DiHydrogène Concentré… Et oui, les temps sont durs, on n’a pas de l’Indi Bourbon sous la main tous les jours.

La nuit a porté conseil. Forcément, c’est plus facile sans gueule de bois. Je vais quand même reprendre mon Adder pour le minage. Une petite activité plon-plon est exactement ce qu’il me faut en ce moment. Et j’ai mon magazine de por.. promos à finir pour … euh … choisir le prochain modèle de … vaisseau à coller sur mes murs. Surtout le calendrier.

Je file donc vers une ceinture d’astéroïde quelconque, le manuel du petit mineur collé contre la vitre du cockpit. Sortir le laser de minage. Okaaaay. Choisir un gros caillou. Oka… la vache c’est gros et ça bouge … Bon okay. Mais je devine déjà que je ne vais pas beaucoup avancer dans mes activités d’aménagement d’intérieur. Des petits bouts se détachent. Okay. Sortir le Scoop … Okay. Prendre le petit bout de caillasse. Ah. Je tente des approches mais je dois souvent remettre les gaz en urgence pour éviter de me prendre une baffe de dimension astronomique. Et quand j’arrive à les atteindre, j’ai tellement les mickettes que je les explose sur ma vitre.

Après quelques lamentables tentatives, sous les yeux de mes voisins d’astéroïde hilares, j’abandonne. Des petits morceaux de cet univers flotteront sur de nouvelles orbites grâce à moi. C’est toute la gloire que je vais retirer de cette aventure.

Aussitôt rentré à la station, j’ai fait jouer la garantie, je me suis équipé de deux lasers et d’un multicanon. Je suis ressorti illico et je suis allé vidé ma frustration et ma colère (le nom de mes deux magasins à munitions) en allant jouer les contractuelles de l’espace dans le système Cemiess.

Ah oui, petite note. L’Adder fait un bruit de pétrolette insupportable. J’ai l’impression d’être un pionner du pilotage … atmosphérique. Tellement 2000’s.

Journal de bord – Adder “Black”
3301.01.12 – Cegreeth (Volta Orbital)

Me voilà rentré au bercail après quelques chasses au pirate, quelques missions et menues transactions. Je n’ai toujours pas atteint mon premier million mais mon petit pécule augmente régulièrement. C’est l’essentiel. La proportion de Modico dans mes cocktails diminue, c’est bon signe.

J’ai laissé mon Adder au chaud dans la station de Volta Orbital avant de prendre une navette pour la Planête de Morris, ma planête, mon chez moi. Ma famille y habite encore. Mon père est d’ailleurs un notable du Forum des Citoyens. Un peu d’air frais sur le visage, ça fait toujours du bien. Avant que les allergies reprennent. Je ne peux rester que quelques jours avant de bourgeonner et de débiter des litres et des litres de morve.

J’ai eu quelques moments difficile dernièrement. Tout d’abord, ma traque du général traitre West s’est soldée par un échec monumental. Mon Adder monté Gimballed Burst Laser m’a semblé bien léger contre son Imperial Clipper. J’ai pu m’échapper de justesse mais très mal en point. Je m’étonnerais toujours du faible coût de réparation de l’Adder. J’ai monté des Beam Laser plus costauds et je suis reparti sur un contrat de 5 pirates. Le cinquième s’est présenté, c’était un Anaconda. J’avoue, j’ai hésité. Je n’en avais jamais engagé. Soudain, un autre Anaconda l’engage en passe serrée. Je me suis dit que c’était le moment d’en profiter. Je lui envoie une bonne rafale de Beam Laser, les bien nommés. BIIIIM dans sa face …

En un coup de laser, il me fait exploser le canopy. Plus d’oxygène. Le gars est un malin, il n’a pas le temps de s’occuper de moi mais il me met hors de combat. Je booste tout rentré, en espérant ne pas rencontré un débris qui transformerait ma tête en donut et je parviens à sauter entre deux petites rafales d’opportunités de l’Anaconda. Arrivé devant la station, je suis au bord de l’asphyxie, plus que 1mn d’oxygène. L’autodocking (oui j’en ai un) se met en route. Je commence à m’évanouir au moment de passer le sas de la station. Une légère odeur d’ozone me pique le nez. Un peu d’air frais sur le visage, ça fait toujours du bien…

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