sidewinder elite dangerous

Ai-je l’âme d’un explorateur ?

Bonjour à tous, je suis le commandant Patriote, fraîchement familiarisé avec la matière noire à bord de mon Sidewinder MK1 dont l’histoire de l’acquisition fera l’objet d’une future page de mon tableau de bord.

Comme disent certaines personnes « l’espace c’est grand »… et c’est vrai. En fait, c’est tellement grand que je n’ai pas su par quoi commencer durant mes premières heures en lévitation. Puis je me suis souvenu des principes fondamentaux de survis appris durant mes années de militaire : (1) reconnaissance du milieu, (2) niveau de menace, (3) évaluation des richesses et des besoins. Et là, premier problème majeur : comment vais-je pouvoir reconnaître un milieu infini

Comme le disait mon grand-père maçon ; « pour construire un mur plus haut que le précédent, il suffit d’une pierre de plus ». Je me suis donc lancé dans la découverte impossible de mon nouvel environnement inconnu. Durant plusieurs mois, j’ai appris ce qu’était réellement un système solaire, comment occuper mon temps durant un vol entre deux étoiles d’un même système, que la gravité n’était pas mon ami et que les trous noirs, comme les hommes, c’est mal (même si pour ces derniers cela fait un moment que je m’en étais rendu compte) ! J’ai passé un temps incommensurable à découvrir des planètes sans intérêt, des soleils perdus au milieu de l’espace et à me remettre en cause le choix que j’avais fait il y a quelques temps de partir dans l’espace. Et pour rajouter à tout cela, j’ai toujours du mal à me faire à cette sensation bizarre que ma vie dépend principalement de son vaisseau. En fait, c’est un peu comme si j’étais ma propre âme et que mon vaisseau était mon nouveau corps, et vue son état, j’ai peur.

Je suis un enfant de la Fédération. Pas de celle dictant sa loi par la force de l’argent, mais de celle de l’entente entre un peuple, ses besoins et sa planète. Je me suis engagé dans l’armée terrestre de ma terre pour en assurer sa sécurité. Mais j’ai très vitre réalisé que l’ennemi le plus dangereux ne venait pas directement de chez moi. J’aurais pu intégrer la marine fédéral certes, mais je suis arrivé à un point où je préférais choisir mes combats plutôt que d’être l’instrument d’un autre. C’est le manque d’action et d’intérêts tangibles qui m’a fait me rendre dompte que l’exploration n’était peut-être pas pour moi.

Malgré tout, ma première expérience dans l’espace m’a permise d’acquérir une certaine réputation dans le système où j’ai vendu mes données. De plus, Je me suis fait au passage un petit bénef… bon, en fait je m’en suis fait un gros. Cela m’a permis d’acquérir un modèle de vaisseau plus performant : le cobra, dans le but de faire ce que j’ai toujours fait : combattre.

Je n’étais pas un combattant à proprement parlé. Je faisais circuler des informations, fausses ou vraies d’ailleurs, sabotais quelques installations et détruisais des objectifs pas toujours matériel. Une fois mon vaisseau équipé, je n’ai eu aucun mal à transposer mon savoir-faire dans l’espace. Cela c’est même avéré plus facile que je le pensais. Certainement aidé par l’immensité du vide interstellaire.

J’ai donc travaillé en freelance pour la Fédération durant un temps en récupérant quelques cargaisons volées, terminant des évadés et acheminant des denrées, pas toujours légales, d’une station à une autre. Plus les missions avancées, plus mon nom résonné dans les couloirs de telle ou telle station. A tel point que la marine fédérale a commencée à s’intéresser à moi. A mon plus grand étonnement, j’ai replongé. Enfin presque ; j’ai acquis un titre militaire sans vraiment incorporer les rangs de la marine. Je pourrais résumé ma relation avec cette dernière comme un contrat prioritaire d’exécution de requêtes données sous forme d’ordres… Bref, comme au front, mais sans la bouffe dégueulasse.

Mon problème actuel, c’est qu’aujourd’hui, j’ai l’impression de stagner. Il me parais si loin le temps où quelques milliers de crédits pouvaient me combler. Maintenant je remplis des contrats payés une centaine de milliers de crédits. Ce qui devraient me ravir. Mais non en fait. Je cours après les bénéfices comme la Fédération m’a toujours appris à le faire, sans aucun plaisir à la clé. Je me surprends même à penser de façon nostalgique à la période durant laquelle je me perdais dans l’espace à la recherche d’éventuelles planètes habitables ou habitées. Avec les fonds qui sont les miens aujourd’hui, je pourrais m’équiper confortablement en scanners derniers cri et en propulseurs performant. Finalement, le silence du grand vide a du bon on dirait…

Laisser un commentaire